Premier concert en solo

J’ai découvert Lindsey Stirling il y a quelques années, un peu par hasard. J’ai rapidement été fascinée par son univers, tantôt électrique, tantôt nostalgique, souvent féérique. En effet, rien ne semble pouvoir l’arrêter et elle aime mélanger les genres. Lors de son passage dans la cinquième saison de l’émission de découverte de talents America’s Got Talent, elle s’est présentée comme une « violoniste hip-hop ». Aujourd’hui on pourrait rajouter à cela les termes pop, rock, électro et même dubstep.

Au delà de ses talents avérés de musicienne, elle est également une danseuse confirmée, de formation classique. Cette combinaison lui a valu un début de carrière un peu bancal où peu de personnes ne souhaitaient prendre le pari de sa réussite. L’un des juges de l’émission américaine avait d’ailleurs exprimait ses doutes quant à l’éventuelle carrière qu’elle pourrait mener si elle continuait de jouer du violon et danser à la fois. Un autre lui a dit qu’elle ferait mieux de rejoindre un groupe, car son activité ne lui permettrait jamais de remplir une salle à Las Vegas.


Et pourtant…

Aujourd’hui, Lindsey Stirling est une artiste aux multiples talents, reconnue internationalement faisant salle comble à travers le monde. Lorsqu’elle est en tournée, elle est, selon moi, l’une des seules artistes d’une renommée aussi importante qui, lorsqu’elle passe par la France, ne joue pas qu’à Paris — ce qui est très appréciable. J’ai ainsi pu la voir sur scène au Zénith de Nantes, 2017 pour sa tournée « Brave Enough ». Cette tournée accompagnait un album très personnel, où l’artiste se livre au sujet de son rapport à la nourriture et des troubles alimentaires qu’elle a dû surmonter mais également le deuil. En effet cet album est un grand homage à Jason Gaviati, plus connu sous le nom de Gavi, ancien pianiste et meilleur ami de Lindsey Stirling, décédé à la suite d’un cancer. Juste avant d’entreprendre la partie européenne de cette tournée, le père de Lindsey a lui aussi été vaincu par le cancer. L’album et la tournée Brave Enough ont alors eu une dimension très particulière pour l’artiste, mais également pour les fans, car les deux regorgent de métaphores et de d’homages à son histoire. Si vous souhaitez en savoir plus sur la réalisation de cette tournée tout particulière, il existe un documentaire produit en 2017 à son sujet. Il est disponible sur YouTube prenium – pour lequel il faut un abonnement, mais vous pouvez également souscrire à une période d’essai d’1 mois pour le visionner ; ou de 3 mois si vous êtes étudiants.

Mais il y a quelques jours ce n’est pas un concert de la tournée Brave Enough auquel j’ai assisté, mais un de la tournée Artemis, son dernier album. J’ai trouvé le concert en lui-même moins impressionnant que celui que j’avais vu en 2017, mais peut-être était-ce une bonne chose. En effet, il y avait cette fois moins d’artifice, moins d’éléments spectaculaires — bien que les performances étaient chacune plus impressionnante que la précédente, et un peu plus de place à la musique et à l’histoire de l’album. Bien que certains titres des albums précédents aient été revisité, c’est Artemis qui occupait la place centrale de ce show.

Artemis, déesse de la nature et largement associée à la lune, a inspiré à Lindsey Stirling une histoire ; celle d’une jeune fille évoluant dans un monde où rien ne va plus, mais qui refuse de s’abandonner au sort qui s’offre à elle. Elle est bien déterminée à changer ce qui a besoin de l’être. Tout comme son album « Shatter Me », celui-ci est conçu comme une allégorie, une métaphore pour symboliser le monde qui nous entoure. Il nous échappe, il s’effrite, et on réalise peu à peu, trop tard, qu’on ne peut plus rien faire pour le sauver.

Le comic book est encore en phase de préparation mais quelques pages sont disponibles, en vente exclusivement sur sa tournée avec en bonus des images et des textes autour de la création des personnages ! J’ai choisi de ne pas m’en emparer cette fois-ci, mais à sa sortie officielle je mettrai probablement mes mains dessus très rapidement. J’ai tout de même craqué pour un énième tote bag, oops…

Un petit mot de fin non pas sur le concert en lui-même, mais plutôt sur l’expérience que j’en ai eu. En effet, comme précisé dans le titre de cet article, je me suis rendue seule à ce concert. J’appréhendais beaucoup l’expérience mais finalement je me dis que c’est quelque chose que chacun devrait faire plus souvent. Alors oui c’est moins drôle c’est sûr, mais si un artiste que je vous aimais passe en concert pas loin de chez vous et que vous ne trouvez personne avec qui vous y rendre, cela ne devrait pas être une raison suffisante pour ne pas y aller. C’est toujours un peu délicat, mais après tout, je vais bien visiter des musées, voir des spectacles ou parfois même au cinéma de mon côté parce-que les films qui m’intéressent passent au dessus de la tête de mon entourage. Pourquoi pas un concert aussi ?

Culturellement,
Pauline

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut