Près de 200 ans plus tard, la révolte et la misère grondent toujours

Victor Hugo, écrivain natif de Besançon, fait déjà son retour sur le blog mais cette fois de manière un peu plus indirecte. Aujourd’hui plutôt que de vous parler de l’auteur en lui-même ou de son oeuvre en soi, je vais m’attaquer à la dernière adaptation en date qui a été faite de Les Misérables. Je ne peux pas me venter d’avoir lu cet ouvrage, mais seulement d’en connaître les grandes lignes et d’avoir été exposée à différentes adaptations de celles-ci. Ne vous attendez donc pas à ce que je m’attèle à noter les différences entre l’oeuvre originale et son adaptation. Cependant, pour avoir assidûment suivi cette nouvelle série, j’ai tout de même quelques petites remarques à émettre.


Pour une petite remise en contexte malgré tout, Les Misérables,est un roman écrit par Victor Hugo et pour la première fois publié en 1862. Celui-ci s’attarde sur la misère des gens dans Paris mais aussi dans le reste de la France, avec comme fil conducteur un personnage : Jean Valjean, et un thème sous-jacent : la révolte, y compris celle, une nouvelle fois naissante, de la nation française. Le roman se déroule dans un contexte historique complexe et éprit de haine : il s’ouvre sur la bataille de Waterloo et se referme sur les émeutes de 1832. Sur cette période d’un peu plus de quinze ans, l’auteur fait graviter l’histoire autour de celle de Jean Valjean, de ses rencontres, de ses erreurs, de ses combats (souvent avec lui-même) et de ses nombreuses tentatives de rédemption. Initialement écrit en 5 tomes dont la plupart porte pour titre le nom de l’un des personnages : Fantine, Cosette, Marius, L’idylle rue Plumet et l’épopée rue Saint-Denis, et enfin Jean Valjean.

Jean Valjean est avant tout présenté comme un criminel que la justice a condamné à 19 années de prison. Ce passé glorieux le hantera pour le restant de ses jours, tout comme l’un des gardes du bagne, Javert, qui s’est donné comme mission de retrouver Valjean et prouver qu’il ne mérite pas sa place en société, mais derrière les barreaux. Convaincu de la malveillance de cet homme, ce représentant de l’ordre et de la loi, fera de cette chasse la cause de sa propre perte. Tandis que Javert le condamne à tout prix, Jean Valjean de son côté fait tout pour se repentir de ses erreurs du passé, y compris en prenant sous son aile l’enfant d’une de ses anciennes employées. Cosette grandira ainsi à ses côtés, mais ne découvrira le monde qu’au travers d’histoires et d’images, son père adoptif trouvant le monde extérieur trop vil et dangereux pour elle. 


Les Misérables, oeuvre iconique de Victor Hugo, a effectivement été à nouveau adapté, non pas pour le cinéma cette fois mais pour la télévision. Cette adaptation a été produite et diffusée par la chaîne de télévision britannique BBC. Lorsque celle-ci a été annoncé je n’ai pas été plus que ça par l’idée — tant il y avait de versions déjà existantes. Puis j’ai vu que Lily Collins avait le rôle de Fantine, et là, j’ai craqué. C’est l’une de ces actrices à avoir bercé mon adolescence et que j’admire énormément tant pour son talent, que pour sa personnalité et ses engagements. On a tous cette petite liste d’acteurs dans un coin, et lorsqu’ils sont à l’affiche d’un film ou d’une série, peu importe le sujet, il faut absolument qu’on le regarde. Et bien qu’elle ne soit pas présente pour la totalité de la série, c’était une excuse suffisante pour que je la suive, jusqu’à attendre chaque semaine le nouvel épisode avec grande impatience.

Malheureusement cela n’aura pas duré très longtemps, puisque cette adaptation ne comporte que 6 épisodes. Je ne peux m’empêcher de préciser que j’aurai adoré qu’il y en ait plus, mais c’est uniquement car j’ai vraiment accroché sur cette série. Alors que d’un point de vue un petit peu plus objectif, six épisodes, ce n’était pas si mal après tout. Bien que je n’aurai pas dit non à un ou deux de plus. Notamment en ce qui concerne l’épilogue, qui aurait selon moi méritait un épisode à part entière, plutôt qu’une demi-heure ajoutée à la fin de l’épisode final.

Elle ne vous prendra pas beaucoup de temps puisqu’elle ne comporte que six épisodes, et les émotions transmises à l’écran par le jeu des acteurs vous feront faire un bon tour de montagne russe. De plus, c’est un bon moyen pour ceux qui ne connaissent pas encore l’oeuvre de Victor Hugo de la découvrir, et pourquoi pas de vous donner par la suite l’envie de la lire.

Culturellement,
Pauline

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