Le classique du mois : Janvier 2018

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Les Hauts de Hurlevent

PAR ÉMILY BRONTË

 

Il s’agit du premier roman d’une des soeurs Brontë que j’ai lu, en entier. Eh oui, je m’étais essayé à lire Jane Eyre de Charlotte Brontë il y a quelques temps, malheureusement je n’en ai lu qu’un tiers et n’ai jamais réussi à aller plus loin que ça. J’ai quand même retenté le coup avec une de ses soeurs (rien de glauque là dedans je vous jure, je parle simplement du bouquin, non mais!).

couverture les hauts de hurlevent

Pour vous mettre un peu dans le contexte de ma lecture et vous aider à comprendre mon opinion sur ce livre, sachez que je l’ai lu dans sa langue originale, c’est-à-dire en anglais. Certains passages étant écrit en anglais du début 19ème, autant dire que le texte n’était pas toujours facile à comprendre… Surtout quand Charles, un des servants, se tapait des monologues en patois datant d’il y a deux siècles! Mais au moins je le lisais dans une très jolie édition.

Les Hauts de Hurlevent, c’est l’histoire des familles Earnshaw et Linton dans la campagne anglaise de la fin du XVIIIème siècle, leurs amours, déboires, et mésaventures. Le roman s’ouvre sur l’arrivée d’un certain M. Lockwood, souhaitant louer une dépendance, qui se trouve à quelques kilomètres à peine des Hauts de Hurlevent, le domaine des Earnshaw. À son arrivée, M. Lockwood ne peut s’empêcher de remarquer la singularité des personnes qui l’entourent. Ainsi, une fois installé dans sa dépendance, il demande à sa servante, Nelly, de lui raconter leur histoire, ce qui a fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui, et l’écrit dans un carnet qui se trouve être le contenu du roman. Il y a ainsi une histoire dans l’histoire de l’histoire… bref, une mise en abîme quoi. Cette forme de schéma narratif est ce qui pour moi rend ce roman si intéressant, parce-qu’à moins d’être un.e grand.e fan des histoires à la Desperate Housewives- ce qui n’est pas mon cas, la trame générale peut être difficile à apprécier.

Bon d’accord, j’exagère un peu. Mais voilà en quoi consiste l’histoire: Nelly débute son récit par ses jeunes années passées en tant que servante pour M. Earnshaw, au manoir principal. Un jour son patron revient d’un voyage accompagné d’un jeune orphelin du nom d’Heathcliff, qui se fait rapidement haïr par les deux enfants du maître des lieux. Notamment par le jeune garçon qui voit l’amour de son père choir sur l’intrus, plutôt que sur lui. Catherine, sa soeur, quant à elle, change d’avis, au point de tomber éperdument amoureuse du gamin. Et de là s’en suit un tumulte de miséricordes s’abattant sur la famille, principalement dû à cet amour interdit. Le récit de Nelly s’étale sur plusieurs dizaines d’années jusqu’à rejoindre le présent, le jour où M. Lockwood est arrivé.

Si je peux vous donner un conseil avant de commencer à lire ce roman, ce serait de toujours avoir un arbre généalogique des personnages avec vous lorsque vous lisez, parce-que croyez-moi, il y a matière à se perdre. Pendant ma lecture, j’en avais téléchargé un sur mon téléphone pour éviter de toujours aller chercher dans les chapitres précédents qui était qui qui avait fait quoi à qui et quand…

Pour moi ce roman fait clairement partie de ces oeuvres majeures à lire au moins une fois dans sa vie – comme tous les autres romans de la famille Brontë d’ailleurs. D’autant plus que cela fait ressortir mon côté féministe car elles ont d’abord dû publier sous des pseudonymes masculins puisque les femmes n’étaient évidemment en aucune capacité d’écrire une telle oeuvre. Vous sentez mon ironie là? Bref, j’aime beaucoup l’idée que même à une époque où les esprits n’étaient pas encore très ouverts, certaines personnes ont eu un petit côté rebel à mettre en scène pour éventuellement faire bouger les choses dans notre société. Cette minute idéologie terminée, revenons-en aux faits. Nelly est une excellente narratrice et M. Lockwood un tout aussi bon script, ce qui rend cette lecture relativement fluide. Et puis, un roman à la petite maison dans la prairie de temps en temps, ça ne fait pas de mal!

 

Culturellement,
Pauline.

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