Le casse du siècle en images

Le casse du siècle en images

Qui ne s’est jamais dit en regardant son compte en banque à la fin du mois (et parfois au début aussi!) : « Et si je faisais un braquage ? ». J’avoue y avoir songé à quelques reprises – budget étudiant oblige, mais contrairement à nos héros, je ne suis pas encore allé jusqu’à mettre mes plans à exécutions.


8 inconnus se retrouvent pour mettre en place le casse du siècle dans la Maison royale de la Monnaie d’Espagne sous les ordres du Professeur, un égocentrique un peu asocial sur les bords. But de la manoeuvre : prendre en otage une soixantaine de personnes pendant onze jours afin qu’ils leur impriment leurs billets sans verser une seule goutte de sang, ou presque. Un risque monumental, mais il faut dire qu’un butin à hauteur de 2,4 milliards d’euros, ça peut motiver.

Planifié au millimètre près, prévu avec une dizaine de coups d’avance sur les autorités, le Professeur a minutieusement sélectionnés ceux qui les exécuteraient. Bien qu’ayant vécus 5 mois ensemble pour se préparer à l’exécution du plan, ils ne connaissent quasiment rien les uns des autres sur ordre du professeur, pas même leur véritables noms. C’est ainsi que Tokyo, Rio, Oslo, Berlin, Nairobi, Helsinki, Moscou, et Denver sont devenus plus que des noms de villes, ce sont désormais des noms de braqueurs légendaires.

Bien que la série se déroule en Espagne, elle aurait très bien pu avoir lieu en France et pas seulement en tant que fiction ! En effet, en 2014 un braquage du même type a été déjoué par les autorités françaises à la plus grosse imprimerie de billet en Europe, située à Rennes. Et si ils s’étaient inspirés de nos faits divers … ?


J’ai finis la saison 2 il y a déjà quelques semaines et pourtant ce n’est que maintenant que je me mets enfin à vous écrire cet article, et cette fois pas uniquement par manque de temps. Non là c’est parce-que j’avais besoin de repenser aux épisodes et de ne pas sauter dès le générique sur mon clavier. Il me fallait digérer pleinement les 16+ heures que je venais de passer à regarder cette série.

Pour vous remettre dans mon contexte de visionnage, j’ai bingewatché la première saison avec deux copines – du genre 5 épisodes en une soirée, pour moi c’était une première, pour elles, visiblement pas. Puis on a (im)patiemment attendu la saison 2, et étrangement, une fois qu’elle fut sortie, je ne voulais même plus la regarder! J’avais trop peur d’être déçue, que la fin que je m’étais imaginé soit erronée… Alors je l’ai regardé, mais à tatillon, ce qui finalement ne fut pas plus mal, parce-que cette fois j’ai vraiment pris le temps d’apprécier chaque instant, chaque indice, chaque détail de chaque épisode.

Parlons plus sérieusement. J’avoue avoir abordé la série avec pas mal d’à priori : tout d’abord le fait que l’intrigue ne se déroule sur à peine quelques jours. Parce-que oui, mettre en place toute une série sur un événement qui se déroule dans un espace-temps si restreint, et ce sans perdre son audience, il faut quand même le faire ! Et puis il y avait aussi le fait que tout ce que je connaissais de la télé espagnole c’était les telenovelas, et que ça n’a jamais vraiment été ma tasse de thé (et pourtant j’aime vraiment beaucoup le thé !). Donc énorme surprise sur ces deux points qui m’avait initialement effrayé, parce-que j’ai A-DO-RÉ cette série ! De plus que je mets toujours un point d’honneur à lire / visionner dans la langue originale de l’oeuvre quand je la connais un minimum, alors ce fut pour moi une super occasion d’huiler mon espagnol qui avait commencé à rouiller depuis quelques temps …

Car en effet, si vous ne l’aviez jusqu’ici pas encore compris, La Case de Papal est bel et bien  une série d’origine espagnole, initialement diffusé sur la chaîne Antena 3 en 2017 en une seule saison composée d’épisodes de 70 minutes chacun. Puis Netflix a racheté la série et a adapté son format à sa plateforme, dans des épisodes de 40 à 50 minutes auxquels nous sommes davantage habitués. Jusqu’ici Netflix avait bien fait son boulot en nous faisant découvrir ce bijou espagnol, mais à vouloir toujours trop bien faire, on finit par commettre des erreurs. En effet, le géant américain, aveuglé par les statistiques et les réactions très positives face à la série, s’est dit que ce serait bien de faire une saison 3 … Non, non, non et re-NON !

Et pourtant si … Confirmation a été donnée aux rumeurs fin avril qu’une troisième saison verrait bel et bien le jour en 2019, toujours sous la direction de Álex Pina, mais diffusée uniquement sur la plateforme américaine. Sans parler du fait qu’à mon avis ils leur ont en partie volé la série, ils la continuent, mais pour dire quoi au juste ? Elle a été créée pour une seule saison, toutes les questions qu’on aurait pu se poser ont eu une réponse. Et si c’est pour simplement assouvir la curiosité de certains sur le « et après? »  du dernier épisode, l’imagination est là pour ça. Je trouve ça assez malsain de toujours avoir réponse à chaque question, aussi insignifiante soit-elle, surtout dans un cas comme celui-ci.

 

Rumeur est faite (entre de nombreuses autres) qu’il s’agirait alors plutôt d’un Spin-Off sur le passé partagé par El Professor et Berlin, mais alors dans ce cas n’appelez pas ça une saison 3 ! Enfin bref, autant les 2 saisons existantes valent le détour, et il n’est pas improbable que je les re-regarde un jour ou l’autre, une troisième serait vraiment de trop. Et si je la regarde ce sera vraiment parce-que je n’ai aucun contrôle sur ma curiosité – et que j’aurais beaucoup trop envie de pouvoir dire « ah, je vous l’avais dis! ».

Et vous, qu’est-ce que vous pensez de cette saison 2 / spin-off ? Vous l’attendez impatiemment ou comme moi, avec un regard dédaigneux envers Netflix ?

Culturellement,
Pauline

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