Demain, il sera trop tard …

Demain, il sera trop tard …

Résumé

Par une froide soirée d’hiver, le réseau électrique européen commence à lâcher. Menace terroriste ou défaillance technique ? Alors que l’Europe s’enfonce dans l’obscurité, plusieurs centrales nucléaires, en France notamment, mettent en danger la vie de millions d’êtres humains.
Le Black-Out général menace l’existence de notre monde. Il est encore temps d’agir. Demain il sera trop tard.

 

Lorsque j’ai acheté ce bouquin il y a déjà un bon petit bout de temps, j’étais dans une période où je lisais énormément de dystopie. C’est pourquoi son résumé m’avait autant intrigué et que cela m’avait poussé à l’acheter. Je ne l’ai finalement lu que quelques années plus années plus tard (peut-être deux ans, quelque chose comme ça), et depuis mes goûts et préférences en littérature ont eu le temps de changer. J’aime toujours beaucoup ce genre littéraire, mais ce n’est plus genre de prédilection. Alors quand je l’ai sortie de ma bibliothèque et épousseter il y a quelques semaines, j’appréhendais un peu si oui ou non, j’allais l’apprécier autant que ce que j’aurais pu si je l’avais lu il y a deux ans.

 

L’auteur

Marcus Rafelsberger est un auteur autrichien, plus connu sous son nom de plume : Marc Elsberg. Black Out est son premier roman publié sous ce pseudonyme, bien qu’il ait publié auparavant quatre autres ouvrages sous son nom civil. D’abord publié en 2012, et grâce à un succès phénoménale en Allemagne, Black Out a par la suite été traduit et publié dans 15 langues différentes, y compris le français en 2015, chez l’éditeur Piranha. Il a depuis écrit deux autres romans, Zéro (2016) toujours chez le même éditeur, et Helix qu’il a fait publié en 2016 dans sa langue d’origine, mais qui ne semble jusqu’ici ne pas avoir de version française publiée. Dans chacun de ces trois ouvrages, l’auteur s’inspire de catastrophes liées aux technologies que nous utilisons tous dans notre quotidien, qui pourraient se produire tellement facilement, que ça en devient très vite terrifiant. Dans Black Out il s’agit d’un piratage des systèmes de distribution de l’électricité afin de mettre la société sans dessus-dessous dans l’espoir de lui faire faire un retour en arrière, et laisser de côté toutes ces technologies jugées inutiles. Dans Zero, Marc Elsberg s’attaque au Big Data : toutes ces données, coordonnées, à notre sujet que l’on laisse traîner sans forcément y faire attention sur le net, jusqu’à ce qu’un jour quelqu’un les utilise contre nous, pour nous manipuler, nous faire faire ce qu’il souhaite. Enfin, dans son dernier ouvrage, Helix, il traite de l’ingénierie génétique, d’une révolution biomédicale notamment autour de la procréation assistée. De manière générale, Marc Elsberg aime donc s’attaquer à toutes ces « petites » révolutions technologiques que nous connaissons aujourd’hui, en leur faisant prendre un tournant des plus dramatiques à chaque nouvel ouvrage, afin de sensibiliser son lectorat aux limites que l’on doit parfois s’imposer, même dans le progrès.

 

Mon avis

Il s’agit selon moi, d’un bon ouvrage pour quelqu’un qui veut gentiment se mettre à lire de la dystopie. Cela en est effectivement une, les évènements composants l’histoire ne permettant pas d’en dire autrement. Cependant, le style d’écriture — et peut-être est-ce dû à la traduction qui ne fait pas justice à la plume de l’auteur — amenuise le côté dramatique de la situation. Le style est un peu trop simple, un peu trop enfantin par moment pour que, d’après moi, l’on puisse pleinement se prendre au jeu. De plus, bien qu’au vu du scénario au pourrait s’imaginer des catastrophes humaines — qui ont parfois bel et bien lieu — celles-ci ne sont pas décrites dans un langage trop cru. Ainsi, la lecture de certains passage où l’on assiste à une décadence de l’humanité dû à la panique dans laquelle elle se retrouve plongée, se fait relativement aisément. Je ne suis pas parvenue à trouver l’âge recommandé pour cette lecture, et bien que je pense qu’elle soit à la base destinée à un public adulte, voire averti, je pense qu’elle conviendrait parfaitement pour un jeune lecteur à partir de 13 ans environ.

Certes, l’écriture et le choix des points de vues ne rendent pas cette dystopie si dystopique que cela finalement. Mais heureusement, grâce au contenu même des péripéties, on parvient malgré tout à s’imaginer l’horreur dans laquelle nous sombrerions si nous nous retrouvions face à une telle situation. Les conséquences d’une simple coupure de courant sont considérables, bien plus que ce que je n’aurais pu m’imaginer avant la lecture de cet ouvrage — bien que certaines conséquences paraissent parfois démesurées. Et à ce sujet, l’auteur s’est extrêmement bien renseigné, rendant les causes et les effets de cette panne effroyablement crédibles. À l’ère dans laquelle nous vivons, une guerre à distance est plus que probable. Une guerre où les soldats sont des hackers, leurs armes des ordinateurs et leur moyen de pression nos systèmes et bases de données.

En raison du résumé qui m’avait vraiment intrigué et intéressé, je me suis assez rapidement plongée dans les premières pages de l’ouvrage. Cependant j’ai été assez déçue de l’écriture comme je le disais un peu plus tôt, et j’ai finis par le laisser quelque peu de côté, et ne lire que quelques pages par-ci, par-là. Ce n’était ceci dit pas uniquement la faute de l’écriture, mais du déroulé des évènements que je trouvais parfois un peu trop lent et répétitif. Heureusement, petite surprise dans le dernier tiers de l’ouvrage où l’histoire reprend un rythme bien plus soutenue, les actions s’y enchaînent rapidement et le dénouement prend enfin place. J’ai lu dans un article quelque part (oui j’ai perdu ma source, désolé…) que la version française avait été raccourci d’environ 200 pages, ce qui pourrait expliquer cette lenteur si jamais certains événements plus ou moins capitaux en ont été retirés. Ou alors, ça aurait été pire avec 200 pages supplémentaires… Malheureusement, je ne connais qu’une phrase en allemand, donc je ne serai en aucun cas capable d’aller vérifier cela par moi-même. De plus ma pile à lire est bien trop longue pour que je m’autorise à relire des livres, aussi tentant cela puisse être par moment.

Culturellement,
Pauline.

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