Échange château contre cartes Pokémon

Échange château contre cartes Pokémon

Bonjour, bonsoir et feliz navidad!

Je suis vraiment contente de vous retrouver aujourd’hui, et ce, avec une toute nouvelle catégorie sur le blog : les châteaux. Je n’y avais pas songé plus que ça, même si je me doutais bien qu’il y aurait un moment où je voudrais parler de châteaux, mais je pensais plutôt les glisser dans une catégorie un peu fourre-tout. Puis finalement je me suis dit que ce ne serait pas leur rendre justice.

Quand j’étais petite avec ma famille on visitait beaucoup de châteaux, genre vraiment beaucoup – clairement trop à mon goût à l’époque. C’est vrai que ça peut s’avérer être plus fatiguant qu’il n’y paraît, surtout quand les marches font la taille de tes jambes. Mais aujourd’hui, ça me fait juste délirer de me rendre dans ces lieux vieux de plusieurs siècles, et d’imaginer la vie qui les a un jour habité. En me baladant dans un château, je ne peux m’empêcher de me représenter à la place d’une princesse déambulant dans les couloirs ou dans les jardins, pour prendre le thé et me mettre à jour sur les ragots de la cour avec mes copines. Oui, j’ai une vision très mondaine de la vie de l’époque et je préfère omettre les guerres et rivalités qu’il y a pu avoir.

Quoiqu’il en soit, le dernier château que j’ai visité fut le Château de Chenonceau, et ça a été un véritable coup de foudre. Je visitais ce lieu pour la première fois, et c’était avec une personne que je chéris tout particulièrement que je n’avais pas vu depuis très longtemps, ce qui a rendu la visite d’autant plus magique. À deux heures d’Angers en voiture, le Château de Chenonceau se situe dans la petite ville de Chenonceaux (oui avec un ‘x’ pour la ville, mais pas pour le château !). Connu aussi sous le nom du « Château des dames » pour avoir eu comme maîtresses de maison des femmes au tempérament plutôt imposant, Chenonceau est un chef d’oeuvre architectural de la Renaissance. Revenons ainsi un moment sur qui a fait quoi…

Ce château appartenait au Roi Henri II (1519-1559) qui en a fait cadeau à sa maîtresse, de vingt ans son aînée, Diane de Poitiers (1499-1566). Quand on aime on ne compte pas, n’est-ce pas ? Une fois en sa possession, elle y a fait ajouter des jardins somptueux, et plus particulièrement le pont passant au dessus du Cher. À la mort du roi, sa femme, Catherine de Médicis (1519-1589), a souhaité reprendre le Château de Chenonceau, ce que Diane a accepté, en échange du Château de Chaumont-sur-Loire. Rien que ça ! Il est vrai que ce bien était à l’origine la propriété de la royauté et que Henri II n’était en aucun cas supposé l’offrir à Diane, ce qui avait d’ailleurs été très mal perçu par la cour de l’époque. Cette anecdote m’a beaucoup fait rire sur le coup je dois dire, parce-que j’ai eu l’impression qu’elles s’échangeaient des châteaux comme nous on s’échangeait des billes ou des cartes Pokémon dans la cour de récréation. Autre anecdote foireuse sur le sujet : Diane de Poitiers était en fait la dame de compagnie de Catherine de Médicis du vivant d’Henri II. Pour faire simple c’était son assistante, et bien qu’elle eut été au courant des coucheries de son mari, il semblerait qu’elle ne s’en soit jamais vraiment plainte. Pire que les feux de l’amour et plus belle la vie réunit ce château, je vous jure.  Lorsque le château revint entre les mains de Catherine de Médicis celle-ci ajouta deux étages au pont construit par sa rivale, qui lui servirent de lieu de réception pour les nombreuses fêtes qu’elle organisa au château du temps de son règne.

Passons à la visite du domaine !

Plutôt que de vous montrer chaque pièce et ainsi vous gâcher la surprise, j’ai préféré vous montrer quelques détails de chacune d’entre elles, en espérant vous donner l’envie de visiter le lieu par la suite.

 

Les plafonds

Vous allez sûrement vous dire, mais qu’est-ce qu’elle nous veut avec ses plafonds ? Faites-moi confiance, vous ne serez pas déçu. Dans de nombreuses pièces du château on peut retrouver les initiales de Catherine de Médicis et Henri II entremêlées, ce qui selon certains forme également deux ‘D’ inversés, l’initiale de Diane de Poitiers. Pour stopper cette confusion, Catherine a d’ailleurs fait allonger les barres des ‘C’ lorsque que la propriété lui revint. Ces initiales sont présentes sur certains mobiliers, sur les cheminées, mais également sur certains plafonds. Les couleurs de ceux-ci restent aujourd’hui encore très vibrante – ce qui est certainement dû à une restauration et à un entretien assidu. Un des plafond que l’on n’a pas eu l’occasion de voir a été celui de la chambre de Louise de Lorraine, car la pièce était fermé lors de notre visite pour travaux. Mais d’après les photos de que j’ai pu en voir, il avait l’air splendide. Je vous invite donc à aller le voir sur leur site, ou directement par vous même lors de votre visite.

 

 

Les fenêtres

Et après les plafonds, voilà les fenêtres, non mais qu’est-ce que c’est que cet article franchement ? Et pourtant, elles en valent tellement le détour. L’avantage d’être construit sur une rivière entourée de bois, c’est que peu importe à travers quelle fenêtre vous regardez, vous trouverez toujours une vue resplendissante de l’autre côté.

Les bouquets

Chaque pièce du château est très joliment ornementée de splendides bouquets de fleurs. Lors de notre visite je ne suis pas parvenu à trouver d’informations sur la provenance de ceux-ci, mais en allant me perdre sur leur site internet, j’ai trouvé la réponse. Chenonceau a son propre scénographe floral qui s’occupe du potager des fleurs. Tous les bouquets sont donc constitués de fleurs fraîchement cueillis directement dans les jardins du château. Au début je me demandais s’ils ne travaillaient pas avec un fleuriste local. Et au final je ne sais pas quel version je préfère, vous en pensez quoi vous ? La personne s’occupant de tous ces bouquets a tout de même été élu meilleur ouvrier de France, et quand on voit leur composition, on ne se demande même pas pourquoi. (Évidemment je ne vous mets pas toutes les photos de tous les bouquets, sinon, on en aura jamais finis, il y en avait vraiment partout partout !)

 

 

Les jardins

Eh oui, encore des fleurs, mais celles-là sont à l’extérieur, du coup c’est différent ! Si si, je vous assure. Pour les jardins, le château dispose également d’un directeur botanique. À l’extérieur du château on retrouve pas moins de cinq jardins, dont un labyrinthe. Malheureusement, nous n’en avons vu que trois. On est complètement passé à côté des deux autres… Tant pis, ce sera pour une prochaine fois ! Pour ce qui est des deux jardins principaux du château, c’est-à-dire celui de Catherine de Médicis et celui de Diane de Poitiers, ceux-ci se situent de part et d’autre du château et disposent de styles très différents. Celui de Catherine a une atmosphère très romantique, avec beaucoup de roses. Alors que celui de Diane paraît finalement plus sophistiqué à mes yeux.

Lorsque l’on ressort de l’enceinte du château on peut accéder à un labyrinthe circulaire, dont la sortie nous mène vers de très jolies cariatides, malgré quelques éléments manquants sur certaines colonnes.

Jardin de Diane de Poitiers

 

J’espère sincèrement que cet article vous aura donné quelque peu envie de visiter à votre tour ce château, rempli d’histoire. Il y a amplement plus de choses à y apprendre que ce que j’ai pu vous en dire ici aujourd’hui. La visite nous a pris près de quatre heures, mais comme je vous le disais plus haut, on a oublié quelques jardins, donc comptez une grosse demi-journée. Voire une journée complète si vous souhaitez déjeuner sur place. Vous avez aussi possibilité de faire un tour en barque autour du château. Une quantité assez impressionnante de choses à y découvrir donc. N’hésitez pas à y faire un tour, vous n’en serez pas déçu.

Culturellement,
Pauline

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